Les biocarburants sont de retour et cette fois, ça pourrait vraiment marcher !

Le bioéthanol produit à partir de maïs a rencontré beaucoup de résistance depuis le début de sa commercialisation puisqu’il s’agit d’une denrée importante pour l’alimentation mondiale et que sa production n’est pas rentable sans subventions. En plus, ce biocarburant n’est pas de type pétrole mais plutôt alcool, contenant de ce fait moins d’énergie par litre, et qui a une fâcheuse tendance à absorber de l’eau en plus d’être corrosif. Ces caractéristiques induisent une restriction importante : le bioéthanol doit être bien souvent mélangé à l’essence pour que les véhicules puissent fonctionner.

Arrivent aujourd’hui de nouveaux biocarburants de type pétrole : des biocarburants composés d’hydrocarbures similaires à ce qui alimentent les avions, les trains et les automobiles. Et, de ce fait, ces biocarburants ne nécessiteront pas de mélange avec l’essence. Ils se désignent sous le vocable de « drop-in fuels« .

Codexis, une compagnie de Redwood City en Californie spécialisée en enzymes et bactéries génétiquement modifiées, en collaboration avec la compagnie pétrolière anglo-saxonne Shell et la compagnie brésilienne Cosan, troisième producteur mondial de sucre, proposent de construire une usine capable de produire 2.5m de barils de « drop-in fuels » par année. Ce « drop-in fuel » sera fait à partir de cannes à sucre, d’enzymes et de bactéries génétiquement modifiées permettant de générer du sucre, des molécules composées de 12 à 16 atomes de carbones, ingrédients principaux du diesel.

La compagnie Amyris établie à Emeryville en Californie, en partenariat avec la compagnie pétrolière française Total et le second producteur mondial de sucre, Santelisa Vale, du Brésil commence à produire un « drop-in fuel »  composé de molécules plus complexes appelées Terpènes à partir de levures génétiquement modifiées (au lieu de bactéries).

La compagnie Gevo de Englewood, Colorado va quant à elle tenter de produire du buthanol, un biocarburant de type alcool, à partir d’enzymes et de moustiques génétiquement modifiés.

Solazyme, une compagnie établie dans le Sud de San Francisco en Californie, mise plutôt sur les algues pour servir de matériel à la base  de leur « drop-in fuel ». Approche toutefois très surprenante, Solarzyne a choisi de laisser les algues dans la noirceur en les nourrissant de sucre, au lieu de l’approche traditionnelle qui consiste à les faire croître à la lumière.

Et s’il advenait que la filière électrique offre un avenir réel aux véhicules, les avions eux auront toujours besoin de pétrole et, pourquoi pas, de « drop-in fuels »…

Référence

http://www.economist.com/

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