La culture d’artères bio synthétiques maintenant possible

Lors d’opérations faisant suite à des blocages d’artères, les médecins vont chercher à prendre des artères des jambes ou des bras du patient. Mais les patients aux prises avec des problèmes vasculaires ou à qui des vaisseaux sanguins ont déjà été prélevés n’en n’ont plus de disponibles. Les autres options dans ces cas impliquent beaucoup de risques : les vaisseaux sanguins provenant d’une autre personne sont souvent rejetés par le système immunitaire du patient, les vaisseaux artificiels quant à eux se bloquent et provoquent des infections en plus d’avoir tendance à ne fonctionner que quelques mois. Il y a bien des vaisseaux cultivés à partir des tissus du patient : ils prennent toutefois plus de 6 mois avant d’être prêts à être utilisés. De plus, 50% des contournements des artères coronariennes échouent dans une période de 10 ans suivant l’opération dû à des problèmes d’infections ou d’âge des vaisseaux transplantés.

 

Laura Niklason, une anesthésiste et ingénieur biomédical de l’université de Yale et des collègues de cette université et de l’université de Duke, ont trouvé, après plus de 10 années de travaux, une méthode pour cultiver des vaisseaux sanguins bio synthétiques pouvant être faits d’avance et conservés pendant une année. Ces nouvelles artères bio synthétiques ne sont pas rejetées par le système immunitaire des patients parce qu’elles sont faites à partir de tissus humains. Cette nouvelle technologie a été mis à l’essai avec succès sur des babouins et des chiens. Les babouins possèdent une circulation sanguine qui se rapproche des humains. La culture de ces artères fait partie d’une nouvelle branche de la science médicale appelée Tissue engineering qui cherche entre autres à produire en plus des vaisseaux sanguins, différents organes humains.

Laura Niklason a fondé avec Shannon Dahl, aussi ingénieur biomédical  et d’autres collègues la compagnie en biotechnologie appelée Humacyte à Durham, en Caroline du Nord, pour commercialiser cette technologie. Ce type de technologie a le potentiel d’aider plus de 500,000 patients par année.

Ils ont publié un article de leurs travaux le 2 février 2011 dans la revue Science Translational Medecine :

http://stm.sciencemag.org/content/3/68/68ra9.abstract

L’article est aussi disponible en format Podcast :

http://stm.sciencemag.org/content/

Références

http://www.yalemedicalgroup.org/

http://www.chronicle.duke.edu/

http://www.technologyreview.com/

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