Des senseurs implantables dans le corps humain pour détecter les cancers et problèmes cardiaques

Dans 30% des cas de crises cardiaques, les patients ne ressentent aucun symptôme. Les traces de cette attaque restent pourtant dans le sang plusieurs jours après. Un nouveau type de senseurs vient d’être conçu par Michael Cima, professeur  de sciences des matériaux et d’ingénierie et  et une équipe de chercheurs du Cima  Lab,  du  Massachusetts Institute of Technology (MIT), Cambridge, USA en collaboration avec le Massachusetts General Hospital’s Cardiovascular Research Center, situé à Boston, USA. Ces senseurs, de la grosseur d’une petite menthe, peuvent surveiller l’évolution de cancers ou de problèmes cardiaques.

Composition des senseurs

Le senseur est composé d’une membrane semi-perméable permettant aux molécules de pénétrer dans le senseur et empêchant les nanoparticules qui le composent d’en sortir. Le senseur permet de détecter la présence des protéines et, à leurs surprises, leurs quantités. Cette caractéristique permet d’établir et détecter des biomarqueurs même s’ils ne sont plus présents dans la circulation sanguine. Le Cima lab du MIT a fait des études avec des souris pouvant démontrer que lors d’attaques cardiaques, le niveau de trois protéines augmentaient considérablement.

Les senseurs sont suffisamment petits pour être introduits dans une seringue et injectés lors d’une biopsie. Dans leur version actuelle, les médecins peuvent évaluer l’évolution des cancers ciblés ou des problèmes cardiaques à l’aide d’un scan MRI.

Nouvelle version

Les chercheurs du Cima lab travaillent actuellement au développement d’une nouvelle version de ces senseurs qui pourraient être lus par des scanneurs portables, ce qui éliminerait l’usage des scans MRI dispendieux. Les senseurs actuelles ont une durée de vie d’environ 2 mois. L’équipe du Cima lab pensent être en mesure de leur permettre de résister plus longtemps en faisant usage d’anticorps.

Versions spécifiques

Les chercheurs du Cima Lab travaillent aussi au développement d’une version pouvant lire le niveau d’acidité (PH), utile pour mesurer les problèmes cardiaques et les cancers. Dans le future, l’équipe de Michael Cima veut développer des senseurs capables de mesurer de faibles niveaux de protéines et d’autres en mesure de suivre et évaluer des protéines et virus difficiles à détecter ou des tumeurs en migration.

Publication des travaux de recherche

Les travaux de leurs recherches ont été publiés dans le journal scientifique Nature Biotechnology, édition du 13 février 2011, disponibles ci dessous :

Implantable magnetic relaxation sensors measure cumulative exposure to cardiac biomarkers Yibo Ling, Terrence Pong, Christophoros C Vassiliou, Paul L Huang, Michael J Cima, Nature Biotechnology 29, 273-277 (13 February 2011) doi:10.1038/nbt.1780 Research

Ils ont aussi publié un article dans le journal scientifique Biosensors and Bioelectronics, édition du 15 juillet 2009, article disponible en format PDF :

Implantable diagnostic device for cancer monitoring Original Research Article
Biosensors and Bioelectronics, Volume 24, Issue 11, 15 July 2009, Pages 3252-3257
Karen D. Daniel, Grace Y. Kim, Christophoros C. Vassiliou, Marilyn Galindo, Alexander R. Guimaraes, Ralph Weissleder, Al Charest, Robert Langer, Michael J. Cima

Pour voir une vidéo des recherches sur ces senseurs, cliquez sur ce lien vidéo.

Références

http://web.mit.edu/

www.newscientist.com/

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s