Paperphone, Snaplet et autres avancées dans le domaine des écrans flexibles en papier

Du 7 au 12 mai 2011 se déroule à Vancouver, Colombie-Britannique, Canada la conférence traitant des facteurs humains en relation avec les systèmes informatiques appelé CHI2011 (Computer Human Interface). Les 9 et 10 mai 2011, Roel Vertegaal, directeur du Human Media Lab de l’université Queen, Kingston, Ontario, Canada, et son équipe présenteront le prototype de paperphone (téléphone mobile en papier) et autres systèmes développés (le «snaplet» que nous vous présenterons ci-dessous) en collaboration avec le «flexible display centre» de l’université Arizona State et la compagnie E Ink de Taiwan.

Paperphone

Le groupe du professeur Roel Vertegaal travaille depuis 8 ans au développement des technologies associées au papier électronique (e paper). Le prototype de téléphone en papier qu’ils vont exhiber à la conférence CHI2011 présente plusieurs limitations. Cette démonstration a pour but de démontrer les possibilités qu’offrent les écrans flexibles.

Pour activer les fonctions du téléphone, il faut plier l’écran à différents endroits. Le prototype est muni de senseurs qui détectent et interprètent la façon et l’endroit où vous plier l’écran, tel que démontré dans la vidéo ci-dessus. Pour Vertagaal, la mise en place de cette technologie (dans 5 à 10 ans) peut changer radicalement nos façons de faire en affaires. À un coût planifié de 1 $ la feuille, ces écrans risquent d’envahir le marché de consommation : imaginez des cannettes de liqueur munies d’écrans intégrés diffusant des documents RSS (RSS feed), des bandes-annonces de films, etc. Actuellement, l’écran flexible en papier est branché à un ordinateur : les composantes électroniques seront dans le futur intégrées au papier. Le professeur Vertegaal estime qu’ils auront besoin d’investissement de 150 millions $ pour le développement de ces écrans flexibles en papier.

Snaplet

Le «Snaplet» est un ordinateur muni d’un écran papier qui se porte à la manière d’un bracelet sur l’avant-bras. Il est muni d’un écran flexible composé d’encre électronique       (e ink) de 9,4 cm (technologie d’encre électronique développée par la compagnie E Ink). Les touches s’actionnent par pression et par des senseurs qui détectent les plis exercés sur le papier. Il intègre les fonctions du paperphone. Il peut agir comme une tablette numérique permettant d’écrire des notes sur l’écran.

Écrans électroniques pour enveloppes de courrier

La compagnie E Ink déceloppe de nouveaux usages pour sa technologie d’encre électronique. Elle a pensé intégrer des écrans sur des enveloppes de courrier conçues en Tyvex, matériel très résistant. Il serait possible de changer les informations pour l’envoi de colis directement sur l’enveloppe, façon écologique qui permettrait de les réutiliser.

Les coûts de production de ces écrans sont encore trop élevés pour que nous puissions les voir intégrés à ce type de produits pour l’instant.

Références

http://www.hml.queensu.ca/paperphone

Article de recherche sur le Paperphone

Article de recherche sur le Snaplet

http://www.popsci.com/

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