Hydrogène : des réservoirs économiques et légers pour les véhicules ?

Pour remplacer le pétrole dans les voitures, l’électricité, sous forme hybride ou complètement électrique, représente présentement l’alternative qui se démarque nettement des autres solutions potentielles. L’hydrogène, bien qu’étant une source d’énergie alternative attrayante et disponible pour les véhicules et les maisons, présentent un inconvénient majeur : ce gaz est composé d’atomes si petits qu’ils fuient de la plupart des réservoirs, lorsqu’il est sous forme gazeuse. Il faut soit le liquéfier à une température de -253 degrés Celsius (-453 degrés F), ou le compresser à des pressions de 35,000 à 70,000 kilopascals (5000 à 10,000 psi), solution complexe, lourde et onéreuse.

Des chercheurs de plusieurs universités ont possiblement trouvé une solution pour emmagasiner l’hydrogène gazeux à température et pression ambiante dans un réservoir économique et sécuritaire.  Cette solution pourrait-elle relancer la filière des véhicules à hydrogène ?

Filtre fait de charbon actif

Lié l’hydrogène gazeux à un matériau très poreux, similaire à une éponge, fait d’un métal hybride ou de charbon actif contenant un catalyste de platine, ferait en sorte que l’hydrogène pourrait être lié à la surface et libéré lorsque requis. La difficulté consiste à concevoir un système permettant de lier les atomes d’hydrogène suffisamment serrés pour éviter les fuites, mais pas trop pour pouvoir libérer les molécules lorsque requis, explique le professeur Sow-Hsin Chen du département de sciences nucléaires et ingénierie au MIT, États-Unis, un des auteurs de l’article de recherche soumis.

Les recherches qui se poursuivent devraient permettre de concevoir un réservoir économique et léger d’une capacité adéquate pour conserver l’hydrogène à une pression modérée (3450 kilopascals ou 500 psi).

Le professeur Chen du MIT a travaillé avec le chercheur Yun Liu de l’université du Delaware, des chercheurs de l‘institut de recherche nucléaire de Taiwan, de l’université Tsinghua à Taiwan et de l’université de Pensylvanie aux États-Unis.

Ils ont publié les résultats de leur  recherche dans le Journal of Physical Chemistry Letters, publié le 24 aôut 2011, (DOI 10.1021/jz2010368) (PDF)

Référence

MIT

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