2 quadrirotors du MIT « dansent » pour Pilobolus

Qu’ont en commun le laboratoire de «Computer Science and Artificial Intelligence» (CSAIL) du MIT aux États-Unis et la compagnie de danse moderne Pilobolus, de Washington Depot au Connecticut, USA? Un spectacle. Le laboratoire CSAIL a participé à l’élaboration et la présentation d’un spectacle de danse avec la troupe Pilobolus. Deux quadrirotors (fabriqués par la compagnie allemande Ascending Technologies), des petits robots volants à 4 pales ont «dansé» avec un interprète de la compagnie de danse.

Un quadrirotor du club scientifique Dronolab de l'ÉTS de Montréal.

Le spectacle intitulé «Seraph» a été présenté au Joyce Theater de New York aux États-Unis, du 18 juillet au 6 août 2011.

Image provenant de http://media.economist.com/La compagnie de danse Pilobolus se caractérise par de forts éléments d’interaction physique entre les corps des interprètes et des exagérations ou des contorsions du corps humain  souvent à la limite de la gymnastique. Cette compagnie a l’habitude d’ajouter des éléments inusuels à leurs spectacles. Les quadrirotors ont représenté un ajout vraiment inhabituel pour le danseur Matt Del Rosario. Dans la représentation d’une durée de 10 minutes réalisée avec les quadrirotors, les robots ont tenté d’exprimer diverses émotions, passant de la joie, à la colère, la rage, émotions exprimées par la vitesse et la fluidité de leurs mouvements. Il faut toutefois reconnaître que la qualité des mouvements des quadrirotors revient en grande partie aux talents des étudiants du MIT, Wil Selby et Danny Soltero du laboratoire «Distributed Robotics Laboratory» (DLR), pilote des quadrirotors lors des spectacles.

Les chorégraphes de Pilobolus ont commencé par visiter le laboratoire CSAIL du MIT pour voir une démonstration sur fond musical de ce que pouvait accomplir les quadrirotors en vol. De cette démonstration, les gens de Pilobolus ont indiqué 9 mouvements faits par ces robots volants, pouvant s’intégrer à la chorégraphie.

L’interaction entre les danseurs et artistes de Pilobolus et les scientifiques du MIT a pris un certain temps à s’établir. Pour Selby, «ces gens étaient très «artsy» et nous, très technos». Chaque groupe a dû partager et adapter son langage pour arriver à se comprendre et travailler ensemble. Pour ce spectacle, des lumières ont été ajoutées au quadrirotors et un nouveau logiciel a été conçu pour synchroniser l’éclairage au spectacle.

Pour Pilobolus, ce spectacle explorait la relation entre l’homme et les machines dans une fable pastorale.

Références

Wall Street Journal       The economist        Joyce theater

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