Un algorithme pour un diagnostic préventif du cancer

Chaque année, 1.3 millions de personnes sur cette planète, reçoivent un diagnostic de cancer du poumon, le cancer le plus commun. Ce cancer a le plus faible taux de survie parce que les 2/3 des patients atteints, reçoivent leur diagnostic trop tard.

Des chercheurs de l’université de Nottingham travaillant en collaboration avec la compagnie « Clin Risk Ltd« , ont conçu un outil informatique basé sur un nouvel algorithme, permettant de diagnostiquer plus tôt les personnes à risque d’avoir le cancer des poumons et un second type de cancer aussi très commun : le cancer de l’œsophage.

Ces 2 types de cancer ne sont actuellement pas faciles à diagnostiquer pour un médecin de famille parce que les symptômes sont relativement communs et non spécifiques. La cigarette, l’âge du patient, les carences sociales et des difficultés à respirer représentent des facteurs importants qui jouent  un rôle pour le cancer des poumons.

L’algorithme permet d’associer d’autres facteurs à cette maladie :  une toux difficile à soigner, une toux accompagnée de sang, une perte de poids, d’appétit et de l’anémie peuvent, lorsque combinés, signifier que ce type de cancer est présent dans les poumons.

Une étude réalisée auprès de 375 médecins de famille en Angleterre, impliquant de 1 à 2 millions de patients âgés de 30 à 84 ans, a permis de démontrer que les patients jugés à risque par le logiciel de diagnostic (10% des patients) se sont révélés atteints du cancer du poumon ou de l’œsophage dans 77% des cas, dans les 2 années suivantes.

Les facteurs associés au cancer de l’œsophage, considérés par l’algorithme, sont les suivants : vomissement de sang, difficulté à avaler, perte d’appétit, de poids et douleurs abdominales.

Figure illustrant le taux d’incidence de chaque facteur en relation avec l’âge et le sexe du patient. Le taux d’incidence relié aux facteurs suivants : vomissement de sang (dysphagia), difficulté à avaler (haematemesis), perte d’appétit (appetite loss), perte de poids (weight loss ) et douleurs abdominales sont similaires pour les hommes et les femmes et augmentent de façon importante avec l’âge.

Les médecins qui ne tiennent pas compte d’une combinaison des risques associés au cancer du poumon et de l’œsophage manqueront d’identifier environ 80% de patients atteints par le cancer du poumon et 40%, par le cancer de l’œsophage.

2 outils Web ont été développé pour les médecins de famille :

Une version simplifiée sera bientôt disponible pour la population générale désirant évaluer leur niveau de risque relative à ces types de cancer.

Les résultats de leur recherche ont paru dans la revue scientifique « British Journal of General Practice« , du mois de novembre 2011.

Références

Nottignham/Nouvelles     British Journal of General Practice

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